Le Monde des Lombax

Fiction écrite par Valonia

L'incroyable histoire des lombax, des origines à la bataille finale.

Catégorie : Continuation / Déviation

Chapters: 15 chapitres • Date: Comments: 18 • Views: 253

Moyenne : 4.7 / 5

Statut : En cours

Prologue

L'histoire des lombax, du commencement à leur retour sur Fastoon.

Prologue : La légende du premier lombax de l'univers
Livre I : Le monde des Azimuth (chapitre 1 à…emoji
Livre II : La dernière Guilde Lombax (chapitre…à…emoji
Livre III : Le retour des Lombax (chapitre…à…emoji


Le prologue est complètement en dehors de l'histoire principale, qui débute juste avant la naissance d'Alister Azimuth, autrement dit à la fin de la Grande Guerre contre les cragmites. Il explique néanmoins l'origine même des lombax, mais il est tout à fait possible de le sauter pour passer directement à la suite.
J'ai effectué de longues recherches pour coller au mieux au passé de Kaden, d'Alister mais également de Ratchet, donc les clins d'oeil et les références sont nombreuses. Le livre II et III réinventeront les jeux A Crack in Time et Operation Destruction.



Terre – Galaxie de la Voie Lactée
Année 5547
Heure locale : 14h02

Le laboratoire d’Anrich Fastoon est vide depuis quarante longues années. Le scientifique, l’ultime représentant de l’espèce sapiens sur la planète, analyse ses derniers résultats. Le constat est sans appel. La Terre a bien perdu 95% de sa vie organique en l’espace de quelques milliers d’années. En cause, la quatrième guerre mondiale et la grave crise écologique qui sévit depuis les années 2000. Malgré les efforts de certains pays, les habitants de la planète Terre n’ont pas réussi à endiguer la catastrophe. L’eau potable est devenue extrêmement rare. À tel point qu’au siècle dernier, cette ressource, pourtant essentielle pour la vie, se monnayait encore quelques milliers de dollars. Par ailleurs, les grandes plaines vertes africaines ne sont plus que déserts et la grande majorité des animaux sauvages n’existent plus. De même, les dernières plantes comestibles permettent seulement d’alimenter les quelques spécimens domestiques du laboratoire. L’immense vaisseau du centre de recherche avancée américain se restaure quant à lui quotidiennement par l’énergie solaire à la surface du Bunker. Il est pour ainsi dire l’unique moyen de transport humain encore existant.

Le professeur du laboratoire le savait, il était très âgé, à bout de force et de volonté. En effet, celui-ci était né quatre-vingts ans plus tôt, en 5467. Sa peau était marquée par d’innombrables marques de la vie et de nombreuses rides. Il ne lui restait plus que quelques cheveux sur le crâne, et son corps se voûtait inlassablement. Il posa ses lunettes sur le bord de son plan de travail, et passa la main sur sa tête. Il se demandait ce qu’étaient devenus les autres humains. Le docteur Fastoon n’avait en effet plus de nouvelles de ses semblables. Partis désespérément en 5507 à la recherche d’une nouvelle planète, dans une nouvelle galaxie. Il ne devait rester qu’une centaine d’êtres humains à travers l’univers. Les appels désespérés du scientifique à travers la voie Lactée restaient ainsi sans réponse. Il le savait désormais, même si la vie renaîtra certainement sur la planète, il était dès lors bien trop tard pour les mammifères de reprendre le contrôle de la Terre. Dehors, ce sont les robots, dotés d’une intelligente artificielle indépendante et éclairée, qui dominent. Créés il y a plusieurs siècles pour la guerre, les appareils autrefois serviables et soumis ont réussi au fil des siècles à développer une personnalité. Nombre d’entre eux ont alors refusé de se battre et de travailler pour les hommes. Les machines ont ainsi constitué leurs propres usines afin d’obtenir de nouveaux robots. Ceux-ci présentèrent des formes animales, humaines, nombreuses et variées. Pour survivre les robots décidèrent de créer des poumons artificiels purifiant l’air, ainsi que des matériaux « holographiques » capables de stocker des années durant la lumière et par conséquent l’énergie. Ils tentèrent d’inverser le processus du réchauffement climatique, qui avait asséché toutes les rivières du monde, en créant de nouveaux blocs de glace grâce à une technologie surdéveloppée. Ils conçurent de la même façon, des armes, des bombes, des armées, et une économie tournée autour de pièces détachées et de boulons. De cette façon, des millions d’êtres humains furent assassinés par les créations de leurs prédécesseurs, les machines jugeant bon de réduire considérablement leur nombre. Ce que les humains ignoraient, c’est que le code des robots, initialement conçu pour « éliminer la vie nuisible » n’avait pas évolué depuis, et se retournait donc constamment contre eux. En quelques années, les survivants manquèrent d’eau, de nourriture, d’oxygène et disparurent progressivement. Les robots étaient finalement bien plus adaptés à cette vie grégaire sur Terre que tous les autres êtres vivants, qui avaient pourtant mis des millions d’année à évoluer dans ce monde.

Fastoon le savait, toutes ces longues années de travail au centre de recherche étaient vaines, sans espoir. Il resta pourtant seul durant quatre décennies, refusant de suivre les rescapés, avec la certitude qu’un jour, son programme « Humanoid Friends » fonctionnerait. Ce projet avait été imaginé par des ingénieurs européens, qui pensaient qu’il était possible de rendre très intelligents d’autres mammifères, afin que ceux-ci puissent les aider dans leurs rêves de reconquête terrestre. L’idée principale était de façonner, selon les besoins, non plus des robots, mais des êtres organiques. Il s’agissait de faire évoluer à une échelle extrêmement rapide de nouvelles espèces humanoïdes, de chair et de sang, avec des capacités physiques et intellectuelles supérieures à celles des hommes. L’intention étant que ces créatures créent de nouvelles armes, et combattent différemment les robots. Après des tests désastreux en 4230 sur des singes et des chiens, le programme s’était en définitive concentré sur les chats. Leur agilité, leur indépendance, et leur intelligence avaient finalement été sélectionnées par le centre. De même, leur attachement pour l’homme, et leur histoire commune, privilégiait l’idée selon laquelle les petits fauves resteraient éternellement des alliés. Le centre rêvait ainsi de voir les chats devenir bipèdes, rapides, performants, sportifs, et ingénieux. Pourtant, un millénaire plus tard, les recherches étaient restées au point mort, la nature ne pouvant être contrôlée aussi précipitamment. Et malgré les importants financements et investissements pour le projet « Humanoid Friends » les chats n’avaient pas évolué de la façon escomptée. Ou du moins pas assez rapidement. L’ADN humain, qui avait été intégré dans certaines cellules souches des chats, devait notamment favoriser le développement de mains, comprenant cinq doigts, et non plus des pattes et des coussinets. Cependant, les félins présentaient toujours cette morphologie, dont ils avaient hérité de leurs ancêtres. Fastoon avait néanmoins élevé une vingtaine de ces animaux au sein de son laboratoire, principalement des persans, des siamois et des chats de gouttière afin de reprendre l’expérimentation là où l’entreprise avait abandonné. Il choisissait toujours minutieusement les individus pour la reproduction, ayant besoin de garder un cheptel jeune et exposant de bonnes conditions physiques. Il sélectionnait constamment les femelles et les mâles les plus vifs et les plus sportifs afin que les descendants puissent hériter de ces qualités. Il réalisa de nombreuses expériences sur les félins, principalement sur leur cerveau, leurs os, et sur la souplesse de leur corps. Pourtant, bien que les sujets soient plus grands et plus agiles que leurs ancêtres, rien ou presque n’avait évolué dans leur comportement et leur aspect. Il notait régulièrement les évolutions au fil des générations, mais à ses yeux, rien ne bougeait. Aussi, en cette année 5547, le vieil ingénieur était désespéré car même s’il arrivait, un jour, à mettre au monde une nouvelle espèce féline, elle serait en réalité dans l’incapacité de réinstaurer la paix. Il fallait se rendre à l’évidence, la planète Terre ne pourra plus jamais accueillir l’espèce humaine. Cette chère mère était définitivement hors-contrôle.

Anrich Fastoon rassembla ses dernières affaires, et pris soin de stocker la petite centaine de chats dans différents compartiments avant de rejoindre le vaisseau. Durant toutes ces années, Fastoon s’était surpris à parler seul, à s’inventer des conversations, frôlant de peu la folie. Ce manque de contact avec ses congénères, pourtant si important pour les espèces grégaires, le poussait à discuter quotidiennement avec ses compagnons de fortune. Il tentait de leur apprendre des problèmes physiques, biologiques, et mécaniques tout en pensant pertinemment qu’aucun d’entre eux ne l’écoutait. Son préféré restait le persan blanc, légèrement tigré roux, aux oreilles et à la queue. Il le nomma « Sieur », en hommage à tous les seigneurs français de l’époque moderne, dont il adorait lire les exploits. Ce dernier était bien plus imposant que les autres, et semblait écouter attentivement les cours fictifs du vieux professeur. Ses deux grands yeux bleus et jaunes le rendaient très expressif. Le scientifique l’avait sélectionné comme mâle reproducteur afin d’engendrer une dizaine de chatons, tous plus grands et plus forts que leurs prochains. Sieur dormait régulièrement sur ses genoux et montrait une affection toute particulière pour le vieil homme qui refusait de quitter sa planète. Bien qu’il ne puisse l’exprimer, le chat comprenait la plupart des mots qu’il entendait et était capable de reproduire certaines phrases dans son esprit. Lorsqu’il essayait désespérément de communiquer avec le scientifique, celui-ci n’entendait malheureusement que des miaulements. Il tenta alors d’apprendre à ses semblables certains savoirs scientifiques, afin de pouvoir par la suite développer un langage et un savoir-faire personnel. Les autres chats retenaient ainsi les connaissances du grand persan blanc, qui s’imposa rapidement comme leur leader, leur mentor. Ainsi, sans le savoir, le docteur possédait déjà le chat intelligent dont il rêvait. Ses expériences venaient de payer, mais il ne pouvait encore le comprendre. Au début de ses recherches, Fastoon se refusait de se lier d’amitié avec ses cobayes. Il se sentait néanmoins de plus en plus proche d’eux, et éprouvait beaucoup d’empathie pour ces animaux qu’il avait élevés. Les « chiffres » attribués à chacun d’entre eux, avaient finalement été remplacés par des noms. Le persan blanc était par la-même devenu son meilleur ami. Lui aussi était triste de quitter le laboratoire, et craignait que le vaisseau n’atteigne une nouvelle galaxie.

Pour monter au sein du transporteur, Anrich mit une combinaison à chaque bête et vérifia leurs masques à oxygène. Par chance, il était impossible pour le groupe de croiser les robots, puisqu’il se trouvait dans une cavité secrète construite il y a plus de 500 ans, à l’abri des regards. L’immense vaisseau les attendait en haut de la corniche, enveloppant le bunker dans lequel se trouvait l’ancien laboratoire. Anrich n’avait pas vu la lumière naturelle depuis plusieurs années, et celle-ci lui brûla légèrement les yeux malgré le casque de protection. Sieur était le seul chat à pouvoir l’accompagner pour redémarrer le générateur. Autrefois le vaisseau communiquait, et sa voix était très semblable à celle des anciens Smartphones développés il y a plusieurs millénaires, à l’âge du plastique. La voix du vaisseau était par ailleurs plutôt masculine. L’entreprise du vaisseau appelée « Azimuth », avait fait en sorte que leurs produits interagissent régulièrement avec les passagers. Les vaisseaux blaguaient donc régulièrement avec eux, les réconfortaient au besoin, et pouvaient écouter leurs propres musiques. La plupart de ces vaisseaux étaient relativement têtus, et refusaient de se soumettre aux ordres d’un être humain si celui-ci n’écoutait pas la chanson qu’ils désiraient. Ce dernier vaisseau transporteur « Azimuth », une frégate, était l’un des plus grands modèles. Bien que faiblement blindé, il était assez bien armé, et particulièrement bien manœuvrable. Son blindage était de couleur marron, et possédait des turbines dorées. Il présentait également une propulsion supraluminique, pouvant ainsi dépasser la vitesse de la lumière. Son moteur à antimatière nouvelle génération provoquait un dégagement maximal d’énergie, permettant de dépasser le système solaire en un rien de temps. Pour que le vaisseau soit de nouveau opérationnel il suffisait pour Anrich Fastoon de remplacer certaines pièces rouillées. Sieur observa très attentivement son maître, et comprit que les pièces de ce genre de vaisseaux se travaillaient avec l’immense clé à molette. Fastoon la possédait depuis ses 18 ans, et elle l’avait suivie durant toute sa carrière de scientifique. Seule une clé d’un mètre pouvait déplacer des éléments du générateur et les principaux composants. En se retournant vers son compagnon à poils, Fastoon remarqua très rapidement que le chat le regardait intensément. Le chat persan ne bronchait pas, assis tel un humain sur le rebord du cockpit. « Depuis quand sais-tu faire ça toi, hein ? » plaisanta Anrich. « Depuis toujours, très cher ami… », pensa l’animal. Sieur se contenta donc de sourire à son protecteur. Après un moment d’absence, qui ne dura pourtant que quelques secondes, le vieil homme réalisa. Ce persan venait bien de lui sourire. Anrich arrêta soudainement de travailler, et sa clé tomba lourdement sur le sol.
- Sieur…. Pendant tout ce temps, tu comprenais ce que je disais ? demanda-t-il. Écoute-moi, montre-moi si tu comprends ce que je dis.
Sieur baissa la tête, il savait qu’il était impossible pour lui d’entretenir plus de relations avec le scientifique. Malgré le profond respect qu’il accordait à Fastoon, il ne souhaitait pas que les siens subissent de nouveaux tests. Il avait encore peur de lui. De même, malgré ses divers efforts pour essayer de s’expliquer, le chat était encore incapable de parler. Les larmes aux yeux, Anrich prit le grand chat blanc dans ses bras. « Cela ne fait rien, dit-il. Je vous promets de vous trouver une nouvelle planète, où vous pourrez vivre, librement, comme vos ancêtres. » Si cet animal avait une âme, une culture, alors il ne fallait plus y toucher. C’en était terminé des dissections et des expériences. Telle était sa décision. L’homme savait pertinemment que c’était la faute de ses semblables, qui pendant des millénaires, avaient oublié, sacrifié, la vie des autres espèces animales et végétales, au point de provoquer leur propre disparition. Les chats, comme tous les mammifères en avaient payé le prix fort, et ce voyage vers une nouvelle galaxie était la seule chance pour le petit groupe de se reconstruire autrement.

L’intérieur du vaisseau était immense. La pièce principale, notamment, où les caisses pour les différents passagers étaient disposées en attendant le décollage, faisait plus de 25 mètres de haut. Certaines salles sur les côtés comprenaient différentes serres avec des plantes qui demandaient très peu d’entretien, et se cultivaient seules. Aussi, une fois coupées finement par les ordinateurs à bord, elles apportaient toutes les protéines nécessaires aux humains et aux animaux. Des salles de repos étaient également disponibles, avec un système d’hyper-somme pour les très longs voyages. Soudainement le vaisseau redémarra, et toutes les lumières se rallumèrent. Il venait de se réveiller d’un très long sommeil. La voix du vaisseau résonna de nouveau tout au long des différents circuits. Celle-ci était devenue plus rauque qu’autrefois, mais le caractère de la frégate était bien reconnaissable. Ainsi, aussitôt réveillé, le vaisseau se plaignit de la présence de poils dans le cockpit :
- Fastoon ! Vieux fou, dit-il. Tu me laisses en hyper-somme pendant plus de trente ans, et tu me réveilles uniquement pour que je puisse transporter une vieille bande de matous galeux ? Tu as de la chance que j’apprécie les chats… Surtout lorsqu’ils essayent d’attraper leur queue sur l’holointernet. Sinon, sache que je possède des sièges éjectables, car, oui, je ne supporterai pas plus de poils dans mon splendide intérieur !
- Oui, moi aussi tu m’avais manqué « numéro 57899 Azimuth », répondit Fastoon d’une voix amusé.
- Oh maître… dîtes-moi, que s’est-il passé ? Demanda-t-il, inquiet. Comment se fait-il que je ne reçoive plus aucun signal de la base ?
Fastoon ne voulait pas lui annoncer la disparition soudaine de tous les êtres humains, et en conséquence de tous les vaisseaux, mais il lui était impossible de cacher la vérité plus longtemps.
- La vie sur Terre vient de disparaître…, affirma Anrich. Nous partons.
- Très bien…, dit le vaisseau.
Le vieil homme ne voulait plus s’attarder sur cette planète, ni émettre de longues hypothèses avec le vaisseau. Les différents « et si », qu’il entendait fut un temps, ne pouvaient plus rien changer. Le passé devait rester là où il était. Tout ce qu’il souhaitait désormais était de trouver un environnement convenable pour ses amis et lui-même. Le vaisseau démarra enfin, et commença à quitter l’atmosphère terrestre. La frégate Azimuth activa aussitôt l’holo-invisibilité de ses composants afin de ne pas être repéré par les différents vaisseaux robotiques qui se tenaient aux frontières des réseaux de circulation spatiaux. Anrich activa le pilotage automatique, afin de pouvoir s’occuper de ses animaux.
- Trouve-nous une nouvelle galaxie, et évite les stations de ravitaillement pour le moment, continua Fastoon.
- À vos ordres, répondit la frégate de façon déterminée.
Les semaines s’écoulèrent lentement. Le vaisseau avait traversé plusieurs systèmes solaires, comprenant plusieurs planètes habitables. Malheureusement, la plupart d’entre elles étaient elles aussi infestées de diverses armées robots, hostiles aux espèces terriennes. Il était donc préférable de ne pas dévoiler les coordonnées, et de continuer à voyager. En traversant une pluie de météorites, le vaisseau prévint subitement Fastoon. Le stabilisateur temporel indiquait une nouvelle galaxie à l’horizon, nommée d’après les données extraterrestres « Polaris ». Outre la présence de cette galaxie, ce signal indiquait également la présence d’une autre forme de vie intelligente. Fastoon nota aussitôt cette découverte, et l’indiqua au journal de bord. Il s’agissait de la plus grande révélation de sa vie. Il était fort probable, selon les indications données, que cette galaxie contienne une planète hospitalière. Au même moment, le grand chat blanc scrutait, à travers les différents hublots, l’univers qui s’étendait à perte de vue. Lui aussi se demandait si cette galaxie allait enfin renfermer ce qu’ils cherchaient. Il se déplaça lentement à travers les différentes cabines, et vint se frotter contre les jambes du scientifique. Celui-ci était cependant bien trop occupé à essayer d’établir un plan géographique galactique pour prêter la moindre attention à Sieur. Ce dernier se sentait désespérément abandonné, vidé. De plus, toute sa famille et ses amis étaient toujours enfermés dans les cages du second secteur, et il était donc le seul à pouvoir se déplacer librement dans tout le vaisseau. Cette injustice commençait à lui peser lourdement. Sieur se rendit donc au secteur en question, afin de pouvoir passer un moment avec les autres membres de son espèce. Honteux, il craignit la réaction de ses congénères.

L’endroit était gris, bien que plutôt bien éclairé. Le plafond était très haut et créait donc une sensation de froideur et de solitude intense. La pièce comportait une allée principale, ainsi que des cages empilées les unes sur les autres de chaque côté de celle-ci. Certaines femelles étaient séparées de leurs enfants, et pleuraient bruyamment. Sieur réconforta ses semblables qui s’inquiétaient douloureusement de leur avenir. De même, ceux-ci ne supportaient plus d’être enfermés. Certains tapaient frénétiquement leur tête contre les barreaux, et finissaient par se blesser. D’autres tentaient de trouver une serrure près des parois, et tendaient donc désespérément leurs pattes dans l’espoir que les grilles finissent par céder. Sieur sentit une profonde tristesse en lui. À vrai dire, ce n’était pas la première fois qu’il ressentait ce sentiment. Par ailleurs, il constatait régulièrement que de nouvelles formes de sensibilités se développaient en lui, sans réellement comprendre pourquoi. Subitement, une larme coula le long de ses joues. Sieur leva sa patte et tenta de l’attraper. Le liquide était salé, et provoquait en lui des sursauts de chagrin. De même son cœur s’accéléra. Une seconde larme se répandit sur sa fourrure. Pour la première fois, un chat venait de pleurer. Cette plénitude fut vite remplacée par une indignation pure lorsqu’il aperçut de jeunes chatons recroquevillés sur eux-mêmes, apeurés, au fond d’une cellule. Un autre grand mâle, beige presque jaune, lui aussi enfermé dans cette sorte de prison, fit un signe à Sieur et lui montra par un regard le grand boulon qui se tenait à l’entrée de la salle. C’est à cet instant, que le grand persan décida de tous les libérer en désactivant le système de fermeture automatique. Pour ce faire, Sieur imita le scientifique. Il traversa la salle des équipements, à l’étage supérieur, et réussit à attraper la grande clé avec ses dents. Il la ramena ensuite et vint la coincer dans la structure. Il poussa alors, à l’aide de ses deux pattes avant, la clé sur le boulon. En effet, le boulon en acier, d’une trentaine de centimètres, contrôlait tout le réseau électrique des cages du second secteur. Section, qui renfermait tous les félins du vaisseau. Grâce à cette manipulation, toutes les cages s’ouvrirent simultanément. Les différents membres saluèrent et remercièrent un à un le grand chat blanc. Certains chats s’enlacèrent, après avoir été séparés durant de longues semaines. Sieur savait qu’il était plus que temps de communiquer avec le maître du vaisseau. Il était donc impératif de trouver un moyen pour réaliser l’impossible, parler avec l’Homme. Tous se rassemblèrent dans la salle principale où Anrich Fastoon consultait les dernières cartes, en cinq dimensions, de la galaxie de Polaris. Celle-ci était directement intégrée au tableau de bord et se dépliait à la demande. L’homme se retourna alors et aperçut tous les animaux qui se tenaient auprès de lui. Tous restèrent silencieux, et s’assirent autour de la table centrale.

- Co…Comment êtes-vous sortis ? Balbutia Fastoon.
Sieur s’avança lentement vers lui. Soudainement, il prit appui sur ses pattes arrière et se tint debout. Il plissa alors son front et fixa son maître avec une certaine colère dans le regard. Ses yeux bleus disposaient désormais d'un iris rouge. Bien que ses deux pattes arrière s’ébranlaient imperceptiblement sous son poids, il s’entêta à rester verticalement dressé. Son intention était simple, l’homme devait comprendre que la captivité ne pouvait plus durer. Discrètement, il fit un signal au chat se tenant derrière lui, le mâle jaune l'ayant aidé. Celui-ci présentait un surplus de poils sur le haut de la tête et ne possédait que quelques rayures de couleur marron sur les oreilles, le ventre, la queue et les quatre membres. Cette teinte de fourrure n’existait pas il y a encore quelques décennies et était apparue tout au long des naissances, certainement à cause des nombreux tests réalisés sur le corps des félins. Désormais, la majorité des chats présentaient ce pelage. Sa figure carrée dessinait des bajoues avec de très longs poils, formant une sorte de barbe. L’animal, qui avait indiqué la présence du boulot, s’avança également et reproduisit la posture du nouveau chef. Derrière, d’autres chats apportèrent la clé du vaisseau et vinrent la poser délicatement devant le dernier des êtres humains. D’abord effrayé, Fastoon réalisa que ce comportement indiquait simplement que ses travaux avaient fini par fonctionner. Cependant, ses compagnons avaient développé une conscience personnelle, une volonté intrinsèque de liberté et d’indépendance, et ne voulaient donc plus jamais être au service d’une autre espèce que la leur. Alors que Fastoon s’apprêtait à récupérer la clé, la voix du vaisseau retentit à travers tout le salon. Celle-ci était encore plus rocailleuse qu’au début du voyage. Elle semblait terriblement confuse, presque décousue. De même le son semblait profond, lointain, et provoquait un écho si important, que certains structures tremblaient très légèrement autour d’eux.
- Fastoon…, dit la voix.Tu nous as élevé depuis de si nombreuses années… Désormais, tu dois nous laisser partir. Nos chemins se croiseront peut-être de nouveau un jour, humain. Nous te sommes reconnaissants, mais ton espèce s’est définitivement éteinte. Pas la nôtre… Tu n’as plus aucun droit sur nos vies, nos rêves et notre avenir. Je te demande donc de nous trouver rapidement une nouvelle planète au sein même de cette galaxie, et de nous libérer incessamment sous peu de ton emprise. Sache cependant, que je n’oublierai pas ce que tu as fait pour nous, dit-il.
Anrich comprit instantanément que la voix qu’il entendait, était contrôlée par l’esprit de son animal fétiche. Son souffle s’accéléra, et tout son corps frissonna de stupéfaction. Il venait de perdre le contrôle du voyage. Sieur avait en effet réussi à désactiver la pensée autonome de l’intelligence artificielle spatiale dans le but de la maîtriser personnellement. De cette façon, il espérait obtenir gain de cause, et ainsi sauver son peuple. Tous les chats s’alignèrent derrière le grand mâle blanc, et abaissèrent leur tête. En se consternant, ils affirmèrent leur volonté de le considérer comme le chef suprême. C’est lui qui, désormais, devra les guider et les protéger. Toujours debout, Sieur les observa. Il était par ailleurs toujours secondé de l’imposant mâle de couleur jaune. Cette reconnaissance soudaine engendra une certaine effervescence en lui, comme une légitimité établie. Ce qui créa dans son esprit une sensation de puissance absolue. Il s’exprima de nouveau, cette fois-ci en direction de ses semblables, toujours grâce à l’ancienne voix du vaisseau. Il eut conscience qu’il était nécessaire qu’il dirige enfin les siens.
- Durant toutes ces années, nous avons été enfermés, contrôlés, génétiquement modifiés, affirma-t-il. Et pourtant, nous sommes toujours là, plus grands, plus forts, et plus intelligents que tous nos ancêtres réunis ! Nous ne sommes plus de simples chats, nous sommes les nouveaux représentants d’une grande lignée. Il est grand temps que nous trouvions enfin notre place dans ce monde. Suivez-moi…Et je vous promets… de construire avec vous, la meilleure société possible.

Les chats levèrent leur tête vers Sieur, et se redressèrent instantanément. Ils acquiescèrent en rugissant, la puissance de leur corde vocale s’étant décuplée au fil des années. Fastoon s’agenouilla, pour finalement s’asseoir à même le sol. Il sentit qu’il avait du mal à respirer. Il mit la main sur son cœur, celui-ci palpitait intensément. En pensant faire le bien, il s’était finalement trompé, comme bon nombre d’êtres humains. La nature avait réussi à reprendre ses droits. Il l’avait oublié et pourtant, au fond de lui il savait que rien ne pouvait être parfaitement contrôlé, pas même ses propres créations. Ainsi, de par sa persévérance et sa prestance, Sieur avait finalement mis fin à l’asservissement animal. Le nouveau commandant du vaisseau s’approcha du vieux scientifique, le fixa avec un regard apaisé, et lui tendit sa patte avant droite. Cet accord était comparable à une poignée de main humaine, ce qui eut pour effet de réconforter quelque peu Anrich. À cet instant, toute la salle oscilla brutalement, comme si une force extérieure bousculait intensément les structures internes du vaisseau. En effet, durant la rébellion féline, le pilotage automatique n’avait pas réussi à éviter le champ d’astéroïdes dans le système appelé Cérulléen. L’intelligence autonome étant toujours désactivée, elle ne put prévenir l’équipage de cette complication ni même régler la situation de façon indépendante. Aussi, l’un de ces corps venait de percuter la frégate Azimuth. De par le choc, les stabilisateurs gravimétriques succombèrent, tout comme le propulseur et le volet d’atterrissage. Le vaisseau entama donc une chute libre à travers l’espace, et prit progressivement de la vitesse. La panique gagna les passagers, y compris Anrich qui n’arrivait plus à se relever. Par ailleurs, en raison de la fracture gravitationnelle, les animaux glissèrent le long des différentes allées du vaisseau. Sieur se remit alors à quatre pattes et courut le plus rapidement possible en direction du cockpit, toujours accompagné du grand chat jaune. Ils furent cependant contraints de sauter sur les murs latéraux et d’esquiver les différents outils et matériaux qui se détachaient continuellement de l’armature spatiale. La légèreté de leur squelette leur permit de réaliser des figures en vue d’éviter les fondations qui se fracassaient peu à peu sur le sol. Arrivés sur place, les deux chats comprirent que la cabine de pilotage était déjà en proie des flammes. Il était de cette façon presque impossible d’atteindre le tableau de bord pour tenter une ultime manœuvre sans craindre la mort, tant la concentration de fumée était importante.
Tout en s’accrochant et en se traînant désespérément à la table principale du secteur central, Fastoon, activa la carte holographique. Juste en-dessous de leur position actuelle se situait une planète. La carte indiquait notamment la présence de quelques formes de vie sur celle-ci, dont des « ptérodactyles », des « nanophytes », et des « brakterbeaks ».
- Planète inconnue. précisa la voix féminine, de façon très claire et détendue. Trois formes de vie principales. Climat aride et venteux à l’hémisphère sud, chaud et tempéré à l’hémisphère nord. Présence d’herbes, d’eau, de forêts tropicales, de canyons, de raritanium et de déserts, beaucoup de déserts. Autant vous prévenir, il fait très chaud là-bas.
Le vieil homme rassembla ses dernières forces, et se précipita vers l’avant du vaisseau afin de rejoindre Sieur et son second. Il fallait que cette colonie se pose sur cette planète. Les deux chefs en question étaient toujours bloqués à l’entrée de la cabine de pilotage mais les flammes allaient bientôt atteindre les contrôles du tableau de bord. Il leur était donc toujours impossible d’y accéder. Anrich s’approcha de son ancien ami, qu’il avait tant aimé autrefois, et le serra dans ses bras. Le chat d’abord réticent, se laissa faire, et émit le dernier ronronnement de son espèce. Le projet « Humanoïd Friend » était bel et bien terminé. L’humain le posa ensuite délicatement au sol, et se dirigea vers le cockpit. Sieur se remit debout et, inquiet, tenta de l’accompagner.
- Non, laisse-moi, dit-il.
- Qu’allez-vous faire ? Demanda Sieur, comprenant que c’était très certainement la dernière fois qu’il voyait son ancien maître en vie.
- Prends bien soin de toi…, répliqua Fastoon. Mon très cher lombax.
Le scientifique traversa le mur de fumée, et atteignit les commandes. Il coupa rapidement le pilotage automatique et réactiva les deux réacteurs, situés à l’arrière, afin de pouvoir redresser le vaisseau pour l’atterrissage forcé. Il prit ensuite le volant et le tira fortement vers l’arrière dans l’intention de ralentir la chute inexorable vers la planète. En même temps, les particules solides émises par le feu commençaient à lui brûler les poumons. Aussi, la toxicité des gaz lui consommait les voies respiratoires. Malgré la douleur, Fastoon resta concentré sur son objectif. La planète était désormais proche, et parfaitement visible. Les deux mâles regagnèrent la salle centrale avec tous les autres félins, que le scientifique venait de baptiser instinctivement « lombax ». Une accélération se fit sentir, ainsi qu’un son aigue, strident, déchirant. Sieur se retourna et vit une intense lumière blanche se diriger vers eux. Il sentit à cet instant un souffle, qui le projeta lui et ses semblables contre les murs du vaisseau.

Planète inconnue – Galaxie de Polaris
Heure locale : Inconnue

Sieur se réveilla. Il sentit une plaie sur le haut de son dos. Il prit tout de même appui sur ses pattes arrière et se releva. Autour de lui, plusieurs de ses semblables étaient toujours allongés, inconscients. Mais le vaisseau s’était finalement posé. Le grand mâle jaune secouait les différents lombax, encore endormis. En voulant lui demander où se trouvait le vieil humain les pensées du grand chef de couleur blanche restèrent silencieuses. Il comprit que la voix du vaisseau s’était définitivement brisée. Certains de ses amis tentaient d’ouvrir le quest, autrement dit le sas de la frégate, afin de pouvoir voir la lumière du jour, mais aussi et surtout cette nouvelle planète. Sieur s’approcha du pont et activa le système de sécurité à l’aide de la grande clé. Il fut le premier à sortir. Il sentit une pluie fine tomber lentement sur son doux pelage blanc. Aussitôt, il s’assura de la non-présence de possibles robots. Il vit alors ce nouveau monde s’étendre devant lui. Le ciel était gris. Une immense plaine rocheuse, aride, se dégageait à l’horizon. Plus loin, des falaises, comprenant plusieurs plantes exotiques grimpantes, ainsi que des petites cascades, se profilaient. Dans le ciel, d’immenses ptérodactyles scrutaient l’arrivée de ces nouveaux êtres vivants. Les autres membres suivirent le grand lombax blanc, et le remercièrent à nouveau de les avoir libérés et menés ici. Derrière eux, le second chef et trois autres lombax tiraient, par la force de leur mâchoire, le corps du vieux scientifique qu’ils avaient finalement retrouvé à l’avant de la frégate Azimuth. Sieur s’approcha, et sentit une profonde nostalgie. De précieux souvenirs firent soudainement surface dans son esprit. Après tout, c’était cet homme qui l’avait vu naître, l’avait nourri, l’avait éduqué, et l’avait finalement sauvé d’un terrible crash. Pourtant, Sieur était persuadé que sans sa rébellion, Fastoon n’aurait pas choisi cette planète là pour lui. Mais ce dernier préféra tout de même sacrifier sa vie, dans un élan désespéré, afin de leur offrir la liberté. Après s’être rappelé de la dernière phrase du scientifique, qui lui souhaitait d’être heureux, Sieur posa sa patte sur le visage de l’homme, et lui ferma méticuleusement les yeux. Une femelle grise aux rayures rouges apporta un tissu, qu’elle avait trouvé sur le pont, et l’installa sur le corps sans vie. Sieur se retourna de nouveau vers les siens, qui attendaient une parole de sa part. Ce nouvel environnement leur faisait peur, et Anrich n’était plus là pour les aider. De nouveau, Sieur se redressa et réussit à attraper la clé du vaisseau avec ses pattes. Les autres lombax continuaient de le suivre du regard, et patientaient en attendant ses ordres. Un rayon de soleil apparut subitement et vint éclairer la clé, celle-ci, bien que légèrement rouillée, brillait et rayonnait tel un métal précieux. Le grand lombax jaune rejoignit Sieur et lui demanda par un regard, le nom de cette planète. Sieur sourit, prit une grande inspiration et laissa son corps s’affranchir d’une certaine contradiction naturelle.
- Fastoon.

Chapitres

  1. Date: Chapitre 1 : Le Conseil galactique Lombax
  2. Date: Chapitre 2 : La Grande Guerre
  3. Date: Chapitre 3 : Le dernier cragmite
  4. Date: Chapitre 4 : Alister Azimuth
  5. Date: Chapitre 5 : Rencontre d'une vie
  6. Date: Chapitre 6 : Adieux au canyon Krell
  7. Date: Chapitre 7 : L'abandon au Palais
  8. Date: Chapitre 8 : Bye-Bye Razirr
  9. Date: Chapitre 9 : Princes de Fastoon
  10. Date: Chapitre 10 : Retrouvailles et Titabolt
  11. Date: Chapitre 11 : Le grand Général de Fastoon
  12. Date: Chapitre 12 : Groovitron et retour sur Lumos
  13. Date: Chapitre 13 : Lyana Royster
  14. Date: Chapitre 14 : Métropolis et Ratchet Blue
  15. Date: Chapitre 15 : Sargasso

Derniers commentaires Voir tout (18)

Avatar - Azimuth31
Azimuth31 7 oct. 2017 10:57:28

Kylette a bien résumé, c'est selon moi la meilleure fiction du site emoji
J'ai commencé aussi à la suivre cet été, surtout n'arrête pas ! J'ai hâte de voir Perceval Tachyon péter un plomb.
Dommage que la série des jeux ait totalement oublié cette intrigue autour des lombax…
Mention spéciale au "Oh une bague d'amitié, merci t'es trop gentil !" "Ba non, c'est… ba non !" Pauvre cragmite XD.

Avatar - Valonia
Valonia 7 oct. 2017 20:47:07

C'est un collier d'amitié mais oui l'idée y est :'emoji

Avatar -
Membre supprimé 5 déc. 2017 20:14:47

Toppissime emoji

Avatar - Kaden042
Kaden042 29 déc. 2017 15:50:36

Merci pour cette fiction extraordinaire
On se demande limite ce qu'elle fait sur ce site tant elle est bien écrite
Si seulement tu pouvais l'envoyer à IG
Continue comme ça, j'ai hâte de voir la suite
Mon petit TOP 10 au niveau des persos pour le moment :
1 - Shado (LE MEILLEUR)
2 - Alister
3 - Kaden
4 - Renji
5 - Bléda
6 - Alvene
7 - Zanrou
8 - Razirr (Le méchant le plus pathétique de la galaxie)
9 - Zakare
10 - Al

Avatar - Marianne
Marianne 2 janv. 2018 15:11:23

Salut, question: dans le chapitre 8, avec Tsani, c'est bien une référence au clip de Fatal bazooka "parle à ma main" (avec la chanson "love is gone" de David Guetta) emojiemojiemoji

Avatar - Valonia
Valonia 2 janv. 2018 15:34:55

En effet emoji
Il y a beaucoup de références de ce genre dans les différents chapitres. Bien vu !
Il faut trouver les autres haha.

Avatar - Marianne
Marianne 2 janv. 2018 20:13:14

@Valonia
    "En effet emoji
    
    Il y a beaucoup de références de ce genre dans les différents chapitres. Bien vu !
    Il faut trouver les autres haha."
Dans le chapitre 9, si je ne me trompe pas il y a la chanson je sais pas danser de Natoo emojiemojiemoji, il a reencore la chanson parle à ma main, et bien sur Friendzone de norman et natoo emojiemoji.
Et dans le chapitre 10 il y a encore la chanson friendzone.
Bon par contre jusqu'à son suicide j'aurai eu envie, de baffer, torturer, ect cet enc***r de Bléda. emoji(emoji(

Avatar - Valonia
Valonia 2 janv. 2018 21:01:27

Très rapidement ouais, mais dans ce chapitre (et le 10), il y a vraiment beaucoup de références de ce genre.
Après, elles sont davantage cinématographiques, historiques, ou littéraires.
Edit : Bien joué, bien joué. Je t'invite à chercher les autres. :P
Hahaha. Disons que Bléda ressemble à son fils Alister. Enfin le Alister torturé que l'on connaît dans ACIT. Pas celui décrit dans ce premier livre quand il est encore jeune et général.
J'espère que cette fiction te plaît toujours autant en tout cas.

Avatar - zywuxo
zywuxo 14 mars 2018 16:36:36

Comment se spoiler en lisant les commentaires… Faudra que je fasse plus attention la prochaine fois.
En ce moment je me réconcilie avec les fan-fics et la tienne est une des meilleure sur la qualité d'écriture que j'ai pus voir dernièrement. Je n'ai pus lire que le prologue et le premier chapitre mais ça me donne envie de continuer (ce qui est déjà très bien). Néanmoins je ne peux m'empêcher de pinailler sur quelques détails comme la forme des dialogues qui m'ont fait perdre le fil entre l'interlocuteur et les phrases de description dans un premier temps (sur le cuirasser Azimuth). D'un point de vue lore de l'univers R&C je trouve dommage qu'il n'y ait aucune référence à la comète de Surinox pour le projet secret des Lombax et que le système de datation de colle pas avec la trame des R&C (tu commence en 5547 alors que R&C1 commence en 5354 ^^).
Je te ferais part d'autres retours plus constructif quand j'aurais plus avancé dans ma lecture emoji.

Avatar - Valonia
Valonia 15 mars 2018 21:48:07

@zywuxo
    "Comment se spoiler en lisant les commentaires… Faudra que je fasse plus attention la prochaine fois.
    
    En ce moment je me réconcilie avec les fan-fics et la tienne est une des meilleure sur la qualité d'écriture que j'ai pus voir dernièrement. Je n'ai pus lire que le prologue et le premier chapitre mais ça me donne envie de continuer (ce qui est déjà très bien). Néanmoins je ne peux m'empêcher de pinailler sur quelques détails comme la forme des dialogues qui m'ont fait perdre le fil entre l'interlocuteur et les phrases de description dans un premier temps (sur le cuirasser Azimuth). D'un point de vue lore de l'univers R&C je trouve dommage qu'il n'y ait aucune référence à la comète de Surinox pour le projet secret des Lombax et que le système de datation de colle pas avec la trame des R&C (tu commence en 5547 alors que R&C1 commence en 5354 ^^).
    Je te ferais part d'autres retours plus constructif quand j'aurais plus avancé dans ma lecture emoji."
Haha, alors déjà si tu as lu tous les commentaires sur le topic Fan Fictions, il y a en effet de grandes chances que tu aies été spoilé de pas mal de choses. emoji Après je t'avouerais que lorsque je relis mes premiers chapitres, j'ai presque envie de tout recommencer, tant mon style d'écriture s'est transformé, amélioré, enrichi depuis l'année précédente. (Ce qui est totalement normal). Par ailleurs, mes personnages ont également grandement évolué. Alors, concernant la comète de Surinox j'ai préféré me concentrer sur le centre de recherches avancées lombax, car je voulais impérativement faire avancer l'histoire. Même si c'est pas forcément évident à voir, dans un premier temps, j'ai fait de longues, très longues, très très longues recherches, sur tout l'univers de Ratchet et Clank pour écrire (en tout et pour tout) 300 pages à l'heure actuelle. Même si j'ai voulu "retranscrire" précisément, ce qui s'était vraisemblablement passé, selon la vision T.J Fixmann, pour écrire une bonne préquelle, j'ai décidé de faire des choix personnels. emoji C'est pourquoi j'ai décidé de commencer en 5547, car, tu le verras par la suite les lombax vivent aussi longtemps que des "êtres humains", et l'espace-temps sur Polaris n'est pas tout à fait le même que celui sur Solana. Mais j'entends tes remarques, et j'essaierai au mieux de rectifier cela si ça gêne le contenu, je peux comprendre que cela titille un-e fan. emoji Hâte d'avoir tes retours en tout cas, n'hésite pas à me dire ce que tu penses. Même au fur et à mesure, ça m'intéresse beaucoup. Même si comme je te l'ai déjà dit, je suis plus fière de mes derniers chapitres. Et encore plus de celui qui sortira prochainement. Plus on écrit, plus on se perfectionne, et ça c'est bien !