The Cooper Story - Chapitre 24

Auteur : gag_jak

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Chapitre 23 :
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- Très bien… prépare-toi à mourir ! Et cette fois-ci, nous ne te sauverons pas !
- Tu comptes me combattre ? fit Sly avec arrogance, sache que je ne te laisserais pas me tuer !
- Pourtant, face à Darss, tu es bien mort ! Et pourtant, il n’était qu’à un dixième de sa puissance, et je suis bien plus puissant que lui !

Sly se crispa. Un dixième ? Sa véritable puissance devait être phénoménale. Ou alors Cradje bluffait ?

- Oui, mais j’étais fatigué et pas mal blessé. Or là, votre technique de guérison m’a parfaitement requinqué ! Je me sens au mieux de ma forme !
- C’est ce qu’on verra !

Très soudainement, les lumières de la pièce s’allumèrent et Sly fut ébloui. Il eut pour seul réflexe de cacher ses yeux avec son bras. Pendant ce moment où il fermait les yeux, il ressentit une douleur au niveau de l’estomac. La force d’un impact. Cradje avait d’ores et déjà entamé l’assaut. Sly se retrouva propulsé cinq mètres en arrière et heurta le mur de plein fouet, lui coupant la respiration l’espace d’un instant. Il atterrit sur les genoux, haletant.
Mais il ne fallait absolument pas qu’il perde son temps à reprendre sa respiration. Non ! Il devait prendre connaissance de la nature de son environnement et des agissements de son adversaire. S’il ne faisait pas ça, le combat était perdu d’avance.
Il se mit donc à la tâche et regarda tout autour de lui. En deux dixièmes de seconde, l’analyse était faite. La salle était grande, elle faisait environ vingt mètres de long pour dix de large ; sur les deux côtés de la longueur se tenaient des immenses rangée de livres correctement rangés ; au centre, posée sur un tapis marron, se dressait une table ronde ; quatre issues permettaient d’entrer et de sortir d’ici. Mais de l’autre côté de la pièce il y avait ce qui intéressait le plus Sly : déposé à l’intérieur d’un cube vitré se tenait « The Cooper’s Story ». Il était là ! Le livre ! Ce pour quoi il était venu !
Et là, sans prévenir, il se prit un coup de poing en pleine tempe qui l’envoya droit dans les étagères de livres – d’ailleurs, certains lui tombèrent dessus. Il avait oublié un point primordial : regarder l’adversaire. Comme il n’avait pas pris le temps de le faire, ce dernier avait prit les devants en l’attaquant : erreur à ne plus commettre !

Sly se ressaisit le plus rapidement possible et chercha des yeux Bobby Cradje. Mais il n’y avait aucunes traces de lui. Où était-il ? Le raton serra fermement sa serpe dans sa main droite, à l’affût de l’ennemi introuvable. Puisqu’il ne le voyait pas devant lui et qu’il se trouvait dans un coin de la pièce, Sly regarda dans la seule direction qu’il restait : en haut. Aussitôt, il y vit une forme sombre se dirigeant vers lui. Il eut juste le temps de se jeter au sol avant que cette forme ne s’écrase au sol en fracassant le carrelage.
Sly regarda Cradje. Il ne distinguait ni son corps, ni son visage ; ou en tout cas pas vraiment… Il n’était que de la fumée, une silhouette de fumée. Il tenait entre ses mains une épée, de fumée, elle aussi. Mais vu les dommages infligés au sol, elle avait beau être faite en fumée, elle ne faisait pas moins de dégâts.

- Tu n’es pas normal ! s’exclama Sly.
- Je ne suis pas plus anormal que toi, railla l’enveloppe de fumée en guise de réponse.

Tout en disant ces mots, Cradje se précipita à toute allure en direction du héros. Son adversaire allait à une telle vitesse que Sly n’eut le temps de se déplacer. L’épée de fumée l’atteignit dans le flanc, dans le dos, et dans le ventre… mais à chaque fois avec le plat de la lame. Causant ainsi une douleur intense à chaque impact, mais sans le blesser. Cradje cherchait-il à le laisser en vie ou à le torturer ? Sitôt que Sly se fut posé cette question, le plat de l’épée l’atteignit une nouvelle fois, mais en plein visage. Le choc fut si fort que le héros tourna sur lui-même avant de s’étaler face au sol. Il avait eu de la chance que sa nuque ne se soit pas brisée.
Il se releva péniblement et ne tarda pas à pousser un nouvel hurlement, Cradje le taillada brusquement en plein torse. La coupure était profonde et libérait pas mal de sang, mais encore une fois, elle n’était pas mortelle.

- Alors Sly ? La douleur n’éveille pas en toi une quelconque forme de colère ?

Sly posa une main sur son torse et décrocha un regard noir à la silhouette enfumée.

- Pourquoi caches-tu ton visage ? questionna-t-il. Tu as peur de me le montrer ?
- Je pense plutôt que ce serait toi qui aurais peur de le voir ! railla Cradje.

Peu de secondes après cela, Bobby tendit son bras droit en direction de Sly, tout en gardant l’épée dans sa main gauche. Une sorte de masse de fumée sortit de sa paume tendue et frappa le raton en plein thorax, lui ajoutant à nouveau un surplus de douleur. La collision l’envoya tout droit vers la table en la fendant en son milieu.
Sly ne laissa échapper aucun cri prouvant qu’il souffrait, même si son corps lui ordonnait de le faire. S’il attendait que ça se passe, il s’évanouirait… Non, il fallait qu’il se batte.
Aussi, Sly fondit sur Cradje, serpe en avant. Il bondit rapidement et, en plein vol, frappa le crâne de son ennemi. Bien qu’il soit entièrement constitué de fumée, il sentit qu’il le touchait. Il atterrit derrière lui et dès ce moment, il se retourna en assenant plusieurs coups en faisant mouche à chaque reprise.
L’enveloppe de fumée ne devait pas s’attendre à une telle attaque. Elle recula en titubant.
Ne voulait pas laisser passer cette occasion inouïe, Sly piqua un sprint et, de toutes ses forces, enfonça sa serpe dans le ventre de Cradje en le transperçant. Il retira son arme et lui envoya un puissant coup en pleine nuque. L’adversaire tomba à la reverse en un bruit sourd.
C’était fini pour lui.
Plus puissant que Darss ? N’importe quoi, ce type n’arrivait pas à la cheville de son fils.
Sly s’approcha du corps de fumée allongé sur le sol et se saisit de son bras. Il palpa le pouls de l’homme et conclu qu’il ne battait plus. Il avait réellement gagné, il voulait en être sûr.

Sans plus attendre, Sly courut en direction de l’endroit où se tenait le livre. Chaque pas était une épreuve car la taillade de son thorax se faisait sentir. Il fracassa la vitre et s’empara du livre. Il le contempla avec émerveillement, il était si beau. C’était un livre très épais, avec la même couverture que le « Volus Ratonnus », sauf le titre qui changeait.
Les yeux écarquillés, il ouvrit l’œuvre avec le soin qu’il apporterait à une relique antique. Sur la première page, il pouvait lire en grosses lettres :

« Je t’ai bien eu… ».

Aussitôt, Sly tourna rapidement d’autres pages, il y avait marqué la même chose sur chacune d’elle. Il poussa un juron en comprenant qu’il s’était fait avoir. Il se retourna et constata que le corps décédé de Cradje ne reposait plus dans la salle.
Une voix résonna pourtant à l’intérieur d’elle, comme un murmure :

- Tu ne croyais tout de même pas que j’allais t’offrir ton livre sur un plateau d’argent ? Ça aurait été trop stupide de ma part…

Cradje n’avait jamais été mort en réalité. Sly compris qu’en s’aidant d’il ne savait quelle technique, son rival avait feint sa mort. Et il s’était laissé duper par ce tour de passe-passe, comme un moins que rien.
Mais ça ne servait à rien de se morfondre stupidement, il fallait qu’il reprenne le contrôle de la situation !

Et c’est sur ce qu’il décida de franchir la porte la plus proche. En l’ouvrant, il trouva quelque chose qui dépassait toutes ses espérances. C’était une petite pièce avec des écrans d’ordinateurs partout, un écran pour chaque caméra de surveillance du château. Il y avait là au moins cinq cents écrans….
Il jeta un coup d’œil sur les écrans, tous montraient en majorité des couloirs vides. D’autres montraient l’extérieur à l’enceinte du château, et les derniers dévoilaient les hangars secrets remplis de monstres nommés Clockwerk. Cette vision fit perdre espoir à Sly un court instant : comment vaincre de telles créatures ? Sans compter que Bobby et Darss Cradje étaient tous deux très puissants. La tâche allait être extrêmement ardue.
Il sortit soudain de ses pensées en trouvant quelque qui l’empli de joie. Sur un écran montrant un couloir, il distingua ses deux amis qui y avançaient à toute vitesse – Murray poussaient le fauteuil roulant de Bentley. Ils étaient en vie ! Quel soulagement ! Tout n’était peut être pas perdu…
Sly les regarda progresser à travers les couloirs, ils ne semblaient pas du tout savoir où ils allaient. Le raton avait tant envie de leur parler… mais c’était impossible… à moins que ?
Il regarda le clavier de commande situé en dessous des écrans et distingua l’option « haut parleur » avec un petit clavier à chiffre à côté. Ses amis étaient montrés par la caméra numéro 323, Sly en conclut qu’il devait taper ce numéro, et c’est ce qu’il fit. Une voix robotique lui indiqua que son opération avait réussie.

- Les gars ? fit-il, hésitant.

Aucune réaction de leur part sur l’écran. Ça ne marchait pas, il aurait dû s’en douter. Mais en tout cas ça valait le coup d’essayer. C’est là qu’il remarqua un micro posé sur le clavier de commande. Il se sentit soudain extrêmement bête.
Sly attrapa le micro et recommença :

- Murray, Bentley, vous m’entendez ?

A l’écran, ses amis se stoppèrent net. Ils eurent un moment d’hésitation puis…

- Sly ? fit la voix de Bentley sortant d’un haut-parleur derrière le héros, c’est toi ?
- Bentley ! s’exclama-t-il avec joie, oui c’est moi !
- Où es-tu ?! demanda Murray.
- Je ne pourrai vous dire ma position dans ce foutu château mais par contre je sais que je me trouve dans une salle de surveillance, ou quelque chose comme ça. Vous allez bien ?
- Ça va, dit Bentley. Un dénommé Darss m’a enlevé mais Murray m’a délivré.
- Darss ? Ce type est une ordure !
- Tu l’as croisé ? questionna l’hippopotame.
- Oui et pas qu’un peu. Je dois dire qu’il m’a brillamment foutu une raclée. Mais bon passons, vous avez vu Carmelita ?
- Non, répondit Murray, elle était avec moi puis nous nous sommes séparés.
- Oui je sais, elle me l’a dit. Elle s’est faite enlevée par Darss, elle aussi. Je ne sais pas si elle va bien mais en tout cas ça m’inquiète…
- Sinon, interrogea la tortue, tu as pu récupérer le livre ? Pour qu’on puisse se tirer d’ici en vitesse !
- Ecoutez les gars, le livre est désormais secondaire. Nous avons plus important à faire ! Cradje a créé quelque chose de diabolique : une armée impressionnante seulement constituée de Clockwerk.
- Quoi ?! Tu rigoles ?!
- Non malheureusement… Il y en a mille en tout ! J’en ai même vu une partie. Cradje a l’intention de contrôler le monde avec ces monstres, les conséquences seront désastreuses, vous le savez comme moi ! Nous devons empêcher ça, nous sommes les seuls à pouvoir agir !
- Sly ! C’est du suicide ! Mille Clockwerk ? Tu te rends compte au moins de ce que ça représente ?
- Oui ! Mais nous n’avons pas le choix ! Le suicide ce serait de laisser Cradje faire ce qu’il veut. Là nous pourrons faire nos prières !
- Combien de temps avons-nous ? demanda Bentley.
- Pas plus de deux heures… Je compte sur toi pour trouver un plan en une vitesse record !
- Excuse-moi Sly, j’ai du mal à avaler toutes ces informations… Je vais réfléchir.
- Dépêches-toi…

Laissant son ami à ses réflexions, Sly promena son regard à travers les écrans et tomba sur quelque chose de plus qu’intéressant. Il attrapa le micro :

- Les gars, réfléchissez, je vous recontacte dans cinq minutes…

Il tapa sur le clavier à chiffre le nombre 546. Aussitôt, les haut-parleurs derrière-lui lui transmirent les voix de deux autres personnes : Darss et Carmelita…



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